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Victor Hugo

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Victor Hugo à Reims par Alaux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hugo à 25 ans par Dévéria

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CHRONOLOGIE

1802
Naissance de Victor Hugo, le 26 février, à Besançon. Son père est militaire (il deviendra général d'Empire en 1809). Il a un tempérament passionné, alors que la mère de Victor a des opinions prudentes en tout, y compris en politique et à propos de l'éducation des enfants.

1809
Mme Hugo et ses enfants s'installent aux Feuillantines, lieu qui éveille chez le futur poète le goût pour la nature et la rêverie.

1819
Victor Hugo fonde le Conservateur littéraire, revue qui disparaît en mars 1821.

1821
Mort, le 27 juin, de la mère de Victor. Le général Hugo se remarie le 20 juillet de la même année.

1822
Victor Hugo publie ses Odes et Poésies diverses qui constituera une partie des Odes et Ballades. Le 12 octobre, il épouse Adèle Foucher.

1823
Hugo publie un premier roman, Han d'Islande

1824
Naissance d'une première fille, Léopoldine

1825
Le  poète est fait chevalier de la Légion d'honneur. En mai, il assiste avec Vigny au sacre de Charles X. A l'époque, Hugo professe des opinions monarchistes.

1826  
Publication de Bug-Jargal et des Odes et Ballades. La même année, naissance d'un premier fils, Charles.

1827  
Publication de Cromwell dont la préface est une date importante du romantisme français

1828  
Le 29 janvier, mort du général Hugo. Le 27 octobre naît le second fils du poète, François-Victor.

1829  
Publication des Orientales, du Dernier jour d'un condamné et de Marion Delorme, pièce censurée par le gouvernement

1830  
Première d'Hernani. La représentation donne lieu à un scandale retentissant. La même année naît la seconde fille de Victor Hugo, Adèle.

1831  
Notre-Dame de Paris est terminé. La même année, Hugo termine Les Feuilles d'automne

1832  
Deux pièces sont écrites cette année-là: Lucrèce Borgia et Le Roi s'amuse. Cette dernière œuvre est interdite dès sa seconde représentation.

1833  
Victor Hugo devient l'amant de l'actrice Juliette Drouet.

1835  
Publication des Chants du crépuscule

1837  
Publication des Voix intérieures

1838
Hugo écrit Ruy Blas.

1839  
Le poète voyage en Suisse, en Alsace puis en Provence, alors que l'année suivante il parcourra la vallée du Rhin.

1840  
Hugo publie Les Rayons et les ombres

1841  
Hugo est admis à l'Académie française. En 1836, on lui avait préféré Dupaty, puis Mignet et, en 1840, Flourens.

1843  
Première des Burgraves, pièce composée l'année précédente. Le 4 septembre, Léopoldine se noie. Victor Hugo est alors en voyage dans les Pyrénées et il apprend la nouvelle de la mort de sa fille par hasard, en feuilletant un journal dans un café.

1845  
Louis-Philippe nomme Hugo pair de France. La même année, le poète amorce la rédaction des Misérables

1848  
Hugo est nommé maire provisoire du VIIIe arrondissement. A la fin de l'année, il supporte la candidature de Louis-Napoléon Bonaparte à la présidence de la République.

1851  
Hugo s'objecte à la politique de Louis-Napoléon Bonaparte et, en décembre 1851, il tente d'organiser la résistance au coup d'état du futur empereur. En décembre, Hugo doit s'exiler en Belgique.

1852  
En janvier, le poète est officiellement expulsé de France. Il s'installe alors à Jersey (d'où il sera expulsé en 1855, ce qui forcera Hugo et sa famille à aller vivre à Guernesey). Les années suivantes, il écrira La Fin de Satan, Les Contemplations, Toute la lyre, etc.

1856  
Publication des Contemplations

1859  
Napoléon III accorde une amnistie aux proscrits de 1851-52, mais Hugo refuse de s'en prévaloir. Publication de la première série de La Légende des siècles. La seconde série paraîtra en 1877 et la troisième en 1883.

1861  
Hugo termine Les Misérables à Mont Saint-Jean près de Waterloo. A cette occasion il avait quitté les îles anglo-normandes pour la première fois depuis 1852.

1863  
Hugo achève la rédaction de son essai, William Shakespeare

1865  
Publication des Chansons des rues et des bois.

1866  
Publication des Travailleurs de la mer.

1868  
Hugo termine L'Homme qui rit. La même année, Mme Hugo meurt.

1870  
En juillet, commence la guerre franco-allemande. Le 5 septembre, Victor Hugo arrive à Paris.

1871  
Le 8 février, Hugo est élu député de Paris à l'Assemblée nationale qui siège alors à Bordeaux. Le 8 mars, il démissionne en pleine séance de l'Assemblée. Le 13 mars, Charles, le fils aîné du poète, meurt.

1872  
En février, Adèle Hugo est ramenée de la Barbade et elle est internée à l'asile de Saint-Mandé. Publication en avril de L'Année terrible.

1873  
Victor Hugo termine Quatre-vingt-treize. Mort de François-Victor, le second fils de Hugo.

1876  
Hugo est élu sénateur. L'une de ses premières interventions est lancée en faveur d'une amnistie pour les communards. Il reviendra à la charge en 1879, puis en 1880.

1877  
Publication de L'Art d'être Grand-père.

1885  
Le 22 mai, Victor Hugo meurt d'une congestion pulmonaire. Le 1er juin, des funérailles nationales lui sont consacrées.

 

 
            Oeuvres
 

Odes et Ballades
(1822-1826)

Les Orientales   
(1829)

Hernani 
(1830) 
Notre  Dame de Paris    (1831)         

Les Feuilles d'Automne (1831)
Les Rayons et les   Ombres         (1840)          

Les débuts poétiques

L'affirmation du génie

Les Châtiments (1853)

Les Contemplations (1856)

La Légende des Siècles (1859)

Les Misérables (1862)

Les grandes oeuvres  

1802--------------------------------------------------------- Mort de Lépoldine (1843)   ----------- Coup d'Etat et Exil (1851) ---------------------------------------- 1885

Enfant sublime (1826)               Chef romantique (1830)                               Homme politique (1850)             Le proscrit (1870)       Le grand père (1880)

      Extraits
Un poème d'Hugo:

 "Demain dès l'aube...." 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un roman de Victor Hugo:

Les Misérables

 

Ce poème a été composé le 4 octobre 1847, mais la date du 3 septembre, veille du douloureux anniversaire l'insère d'une façon significative.

 

   La mort de Léopoldine (le 4 septembre 1843) a profondément marqué V. Hugo. Il sent parfois avec angoisse que tout se retire de lui. Mais son immense vitalité est la plus forte. D'abord l'expérience de la douleur le fait communier du fond de l'âme avec tous ceux qui souffrent et ensuite la magie de son verbe et son génie révèlent dans "Les Contemplations" la maturité de l'homme.Pauca Mean est un livre du volume deux des "Contemplations" consacré tout entier à la mémoire de Léopoldine. Ces poèmes inspirés par la douleur paternelle pour l'enfant disparue et le souvenir désolé des temps heureux comptent parmi les plus émouvants de Victor Hugo. Sa fille morte lui semble à demi vivante, tandis que lui-même, triste, seul, vieillissant, est mort à demi. Quatre ans ont passé depuis la disparition de Léopoldine. Il lui parle à mi-voix, tendrement, comme si elle était encore vivante. Elle l'appelle, elle l'attend et il sera fidèle au rendez-vous sur sa tombe, dans le petit cimetière qui domine la Seine. Avec cet humble bouquet, il lui offrira symboliquement toute la beauté du paysage, toute cette splendeur du monde à laquelle il ne veut plus être sensible.

Demain, dès l'aube...

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

 (Recueil : Les contemplations)

Pour écouter ce poème cliquez ici:

Les Misérables
 LA MORT DE GAVROCHE

Le 5 juin 1832, une manifestation républicaine organisée à l'occasion des funérailles du général Lamarque se termine en émeute. HUGO groupe derrière la barricade de la rue de la Chanvrerie, dans le quartier des Halles, les principaux personnages du roman : Jean Valjean, Marius, Javert et le petit GAVROCHE, fils des Thénardier, qui va mourir en chantant….

Il rampait à plat ventre, galopait à quatre pattes, prenait son panier aux dents, se tordait, glissait, ondulait, serpentait d'un mort à l'autre, et vidait la giberne ou la cartouchière comme un singe ouvre une noix.
De la barricade, dont il était encore assez près, on n'osait lui crier de revenir, de peur d'appeler l'attention sur lui.
Sur un cadavre, qui était un caporal, il trouva une poire à poudre.
- Pour la soif , dit-il, en la mettant dans sa poche.
A force d'aller en avant, il parvint au point où le brouillard de la fusillade devenait transparent.
Si bien que les tirailleurs de la ligne  rangés et à l'affût derrière leur levée de pavés, et les tirailleurs de la banlieue massés à l'angle de la rue, se montrèrent soudainement quelque chose qui remuait dans la fumée.
Au moment où Gavroche débarrassait de ses cartouches un sergent gisant près d'une borne, une balle frappa le cadavre.
- Fichtre ! fit Gavroche. Voilà qu'on me tue mes morts.
Une deuxième balle fit étinceler le pavé à côté de lui. Une troisième renversa son panier. Gavroche regarda, et vit que cela venait de la banlieue.
Il se dressa tout droit, debout, les cheveux au vent, les mains sur les hanches, l'oeil fixé sur les gardes nationaux qui tiraient, et il chanta :

On est laid à Nanterre,
C'est la faute à Voltaire,
Et bête à Palaiseau,
C'est la faute à Rousseau !

Puis il ramassa son panier, y remit, sans en perdre une seule, les cartouches qui en étaient tombées, et, avançant vers la fusillade, alla dépouiller une autre giberne. Là une quatrième balle le manqua encore. Gavroche chanta
 

Je ne suis pas notaire,
C'est la faute à Voltaire,
Je suis petit oiseau,
C'est la faute à Rousseau.

Une cinquième balle ne réussit qu'à tirer de lui un troisième couplet
 

Joie est mon caractère,
C'est la faute à Voltaire,
Misère est mon trousseau,
C'est la faute à Rousseau.

Cela continua ainsi quelque temps. Le spectacle était épouvantable et charmant. Gavroche, fusillé, taquinait la fusillade. Il avait l'air de s'amuser beaucoup. C'était le moineau becquetant les chasseurs. Il répondait à chaque décharge par un couplet. On le visait sans cesse, on le manquait toujours. Les gardes nationaux et les soldats riaient en l'ajustant. Il se couchait, puis se redressait, s'effaçait dans un coin de porte, puis bondissait, disparaissait, reparaissait, se sauvait, revenait, ripostait à la mitraille par des pieds de nez, et cependant pillait les cartouches, vidait les gibernes et remplissait son panier. Les insurgés, haletants d'anxiété, le suivaient des yeux. La barricade tremblait ; lui, il chantait. Ce n'était pas un enfant, ce n'était pas un homme ; c'était un étrange gamin fée. On eût dit le nain invulnérable de la mêlée. Les balles couraient après lui, il était plus leste qu'elles. Il jouait on ne sait quel effrayant jeu de cache-cache avec la mort ; chaque fois que la face camarde du spectre s'approchait, le gamin lui donnait une pichenette.
Une balle pourtant, mieux ajustée ou plus traître que les autres, finit par atteindre l'enfant feu follet. On vit Gavroche chanceler, puis il s'affaissa. Toute la barricade poussa un cri ; mais il y avait de l'Antée dans ce pygmée ; pour le gamin toucher le pavé, c'est comme pour le géant toucher la terre ; Gavroche n'était tombé que pour se redresser ; il resta assis sur son séant, un long filet de sang rayait son visage, il éleva ses deux bras en l'air, regarda du côté d'où était venu le coup, et se mit à chanter
 

Je suis tombé par terre,
C'est la faute à Voltaire,
Le nez dans le ruisseau,
C'est la faute à...

 Il n'acheva point. Une seconde balle du même tireur l'arrêta court. Cette fois il s'abattit la face contre le pavé, et ne remua plus. Cette petite grande âme venait de s'envoler.
 

 
                                           Liens:
bulletVictor Hugo le poète : http://www.poetes.com/hugo/
Une entrée facile pour retrouver les textes       complets des poèmes, ainsi qu'une biographie chronologique détaillée.
bulletVictor Hugo, liste des oeuvres : http://poesie.webnet.fr/auteurs/hugo.html
Un accès rapide aux oeuvres.
bulletUne biographie détaillée : http://www.alalettre.com/hugo-bio.htm
bulletDes textes complets à télécharger : http://abu.cnam.fr/BIB/auteurs/hugov.html
La base de textes de l'Association des Bibliophiles Universels (ABU) est une oeuvre de compilation, elle peut être copiée, diffusée et modifiée dans certaines conditions. Lire la licence à chaque début de texte téléchargé.
bulletLes Chatiments : http://www.multimania.com/jccau/ressourc/hugo
Le texte intégral est disponible (zippé et en ligne), de nombreuses études et documents de travail sont en ligne ou en préparation; sur la même page, pensez à consulter la partie "Hugo sur la toile", une dizaine de liens vers des sites internet.
bulletUn site complet : http://www.twics.com/~berlol/hugolan.htm
Hubert de Phalèse rassemble liens et informations sur Victor Hugo
en vue des commémorations du bicentenaire de sa naissance, en 2002.